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irakJEUDI 27 MARS 2003
Les yeux technologiques des pilotes américains
Certains pilotes envoyés en Irak ont des yeux proprement surhumains: leur cornée a été améliorée au laser pour augmenter leur acuité visuelle. Tout comme Nicole Kidman.
Par Geneviève Grimm-Gobat

Quelle est l’expérience que Nicole Kidman partage avec certains pilotes à l’œuvre en ce moment dans le ciel iraquien? Ce dénominateur commun ne saute pas aux yeux — alors qu’il s’agit précisément d’une histoire de vision.

Les yeux de la comédienne ont en effet subi le même traitement que ceux de certains pilotes américains: une opération chirurgicale au laser.

Grâce à cette technique, l’oeil humain peut atteindre une acuité de 20/10, soit un bénéfice de 200% par rapport à la normale. Avec une telle vision améliorée, vous pouvez lire des lettres deux fois plus petites que celles visibles par des personnes bénéficiant d’une vision jugée pourtant excellente.

Mieux encore, la vision de nuit peut être améliorée de 500%. Cette technologie par front d’onde (wavefront technology) permet de cartographier en 3D la cornée puis de la remodeler. On peut ainsi corriger des défauts, mais également améliorer une vision déjà excellente.

Mise au point par Bausch & Lomb Surgical, cette technique nommée Zyoptix détecte des problèmes oculaires qui ne pouvaient l’être jusqu’ici.

Militaires et sportifs de pointe ont été les premiers clients des cliniques américaines pionnières en la matière. Et c’est Steve Schallhorn, un ancien pilote de F-14, chirurgien ophtalmologiste de formation, qui a su convaincre l’armée américaine d’offrir un tel traitement aux pilotes souffrant d’une diminution de leur vue plutôt que de les mettre à la retraite. Résultat: ces pilotes ont disposé, au combat en Irak, d’un avantage indéniable sur leurs collègues non traités.

Tiger Woods, le champion de golf, a subi en octobre 1999 une opération pour «booster» sa vue au Eye Centre of Rockville. Le prodige ne s’en cache pas, son jeu s’en est trouvé sensiblement amélioré. Quantité d’autres athlètes ont suivi sa démarche.

Les footballeurs anglais seraient très friands de cette technique et prendront d’assaut les institutions spécialisées durant leur saison morte, soit en juillet et août (c’est ce qu’annonce le Sunday Times du 9 mars 2003). Pourquoi se priveraient-ils de la possibilité de mieux ajuster leurs tirs? Contrairement au dopage médicamenteux, cette nouvelle forme de doping chirurgical ne fait pas encore l’objet d’une réglementation.

A Silicon Valley, une clinique dresse la liste des célébrités qui bénéficient d’yeux améliorés (Nicole Kidman figure parmi elles).

En Suisse, de nombreuses adresses proposent ce genre d’interventions, mais il en va du secret médical comme du secret bancaire. Il sont bien gardés.

A Lausanne, le docteur Christian de Courten opère au Centre Chirurgical de l’oeil avec une technologie appartenant à une toute nouvelle génération de laser, plus performante encore, à son avis, que Zyoptix.

Il s’agit de «Ladar 4000» couplé à l’abérromètre Ladarware, développé par la société Ascon, filiale de Nestlé. Son mode de fonctionnement basé sur la «poursuite» des mouvements rapides et incessants de l’œil (4000 fois par seconde) est le même que celui employé pour détecter les avions ou satellites en ce moment même en Irak. «Encore un clin d’œil à la guerre», relève Christian de Courten.

«Les candidats à ce genre d’intervention proviennent principalement du monde artistique et sportif, dit-il. Ils désirent se débarrasser, pour des raisons esthétiques ou fonctionnelles, de leurs lunettes et améliorer leur vue.»

Le Centre lausannois effectue 500 opérations au laser par année. «Les résultats obtenus en Suisse sont aussi bons que ce qui se fait aux Etats-Unis, simplement nous sommes plus discrets.»

Le coût? Entre 2’500 et 3’500 francs suisses par œil. Comme toute opération, elle comporte des risques et le résultat n’est pas garanti.



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