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justiceMERCREDI 26 JANVIER 2000
Le collectif zurichois «etoy» a gagné sa bataille contre le géant du jouet
Le conflit qui opposait etoy à eToys a finalement trouvé une issue heureuse.
Par Jean-Francis Balaguer

Les artistes ont gagné. L’entreprise eToys, spécialisée dans la vente en ligne de jouets, a annoncé mardi 25 janvier qu’elle abandonnait sa poursuite contre le collectif artistique etoy pour utilisation abusive de marque déposée (lire ici l’histoire du conflit). Le groupe etoy, basé à Zürich, se voit également proposer 40′000 dollars en remboursement de ses frais d’avocats. En échange, il accepte de retirer sa plainte contre eToys.

Les deux parties semblent satisfaites de l’issue finalement heureuse de cette saga juridique. Le collectif parce que plus rien ne s’oppose à la réactivation dans les jours qui viennent de son nom de domaine etoy.com; et le marchand de jouets parce qu’il parvient à se sortir d’une posture qui devenait de plus en plus délicate.

Le groupe d’artistes n’a pas modifié sa position d’un iota et a su forcer le géant à faire machine arrière. Les multiples manifestations électroniques et médiatiques n’ont pas seulement profité à la notoriété du collectif zurichois aux Etats-Unis. Elles ont aussi terni l’image et la réputation d’eToys dans le monde entier. Au cours des dernières semaines, le prix de l’action d’eToys a continué sa glissade pour descendre sous la barre des 20 dollars (contre 68 dollars fin novembre).

C’est une victoire claire des défenseurs de la libre expression sur l’internet marchand. L’affaire eToys contre etoy aura mis en évidence le besoin d’une juridiction internationale réglant les conflits de noms de domaines internationaux (.com, .org et .net), ainsi que la nécessité d’un organisme apte à prendre la défense de la liberté d’expression dans ce genre de disputes.


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