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start-upMARDI 20 AOÛT 2013
Par ici l’innovation
Malgré la crise, de nombreuses start-up continuent de voir le jour en Suisse romande. Derrière chacune d'entre elles, on trouve des individus visionnaires, qui croient dans leur produit et sont prêts à prendre des risques. Rencontres.
Par Geneviève Ruiz

Le dernier classement de l’Organisation mondiale pour la propriété intellectuelle place la Suisse au premier rang mondial de l’innovation. Elle devance la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et les Etats-Unis. Basée sur 84 indicateurs, l’étude classe Hong Kong et Singapour respectivement au 7e et au 8e rang. Ces dernières années, la Suisse est devenue une habituée des bons résultats en matière d’innovation.

Ces excellentes performances ne permettent cependant pas de se reposer sur des lauriers. Créer une entreprise en Suisse reste un parcours semé d’embûches et de nombreuses start-up ne deviennent jamais rentables. Les emplois qu’elles créent restent faibles (quelques milliers). Et les 80% des brevets déposés ne proviennent que de 12 entités, de quelques sociétés et des grandes écoles polytechniques.

Reste que chaque projet entrepreneurial raconte une aventure passionnante, comme en témoigne les exemples de cet article, choisis pour l’originalité de leur produit ou de leur stratégie commerciale.
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Antidot Drink
Une boisson valaisanne contre la gueule de bois

Avec son idée ramenée d’Asie, la start-up Antidot Drink commercialise avec succès une boisson particulièrement adéquate en Valais, mais qui vise aussi l’exportation.

Se réveiller frais et dispo au lendemain d’une nuit arrosée? Apaiser un estomac troublé par un repas copieux? Antidot Drink commercialise «Actidot», une boisson «favorisant le bien-être après une soirée festive». Le produit à base de plantes et de citron, qui doit être consommé avant d’aller se coucher, possède des vertus digestives et calme nausées et maux de têtes.

«L’idée a vu le jour lors d’un voyage en Thaïlande en 2011, racontent les fondateurs de l’entreprise, Renaud Jubin et Maxime Flury, tous deux âgés de 26 ans et originaires respectivement du Jura et de Neuchâtel. Nous avons essayé une boisson de ce type — avec de super résultats — et décidé de ramener le concept en Suisse.»

Pour élaborer leur élixir «suisse et bio», Renaud Jubin et Maxime Flury se tournent vers le Valais, pôle de connaissance en matière de phytologie, où ils mandatent un laboratoire et un herboriste. C’est aussi en Valais que la start-up trouve locaux et réseau, à l’Espace Création de Sion.

Une fois la formulation arrêtée, les deux entrepreneurs testent leur création lors de différentes manifestations, notamment la Fête des vendanges. «Nous avons obtenu des retours très positifs, relate Renaud Jubin. L’originalité représente un avantage: les gens aiment les nouveautés et veulent en être informés.»

Lancé sur le marché en octobre 2012, Actidot est disponible dans 80 points de vente en Suisse romande — pharmacies, droguerie, magasins spécialisés et bars — au prix de cinq francs la bouteille. «Nous en avons écoulé 20’000, un résultat très satisfaisant, poursuit Renaud Jubin. Mais il faut passer à l’étape supérieure. Face à la forte demande, nous réalisons que nous ne pouvons pas gérer seuls notre distribution.» La PME affiche clairement ses ambitions: elle entend s’attaquer au marché alémanique dans les mois à venir et rêve d’exportation. Elle table sur 100′000 unités pour l’ensemble de l’année 2013 et compte atteindre la rentabilité en 2014.
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Newton
Les baskets de sept lieues

Comment s’imposer sur le marché des chaussures de sport sans budget marketing? L’ancienne athlète Larissa Kleinmann a sa petite idée.

Larissa Kleinmann est une entrepreneuse qui connait parfaitement son produit. Et pour cause: cette ancienne coureuse d’élite, membre de l’équipe nationale allemande durant plus de dix ans, vend des chaussures de course à pied. Elle a acquis une franchise de la marque américaine Newton début 2013 et a créé l’entité «Newton Switzerland». Une idée audacieuse dans un marché déjà saturé par des acteurs nombreux et puissants. «J’ai évidemment fait le même constat initial, mais j’ai été convaincue par ce produit et j’ai confiance en la logique du consommateur: s’il arrive à courir mieux et plus vite avec ces baskets, il va les acheter.»

En attendant de savoir si l’avenir lui donnera raison, Larissa Kleinmann, diplômée en économie dans une université américaine, a peaufiné sa stratégie. «Ma question de départ était, comment conquérir ce marché sans budget marketing? J’ai vite renoncé à la méthode classique qui consiste à approcher les patrons des magasins de sport pour les convaincre de mettre mes baskets sur leurs étals. Premièrement parce que cette stratégie est souvent vouée à l’échec et deuxièmement, parce que la vente des chaussures de jogging Newton nécessite un vendeur formé à leur technologie.»

Ces chaussures de jogging permettent de courir d’une manière plus naturelle et instinctive que les chaussures traditionnelles. Leur structure incite à poser l’avant du pied plutôt que le talon. «Tout cela nécessite des explications et un entraînement. C’est pourquoi j’ai décidé d’organiser des «cliniques de course», dans la même idée que la méthode Tupperware. J’organise ces ateliers dans toute la Suisse, durant lesquels j’explique le concept de mes baskets et je les fais tester aux participants.»

En tant qu’ancienne athlète, Larissa Kleinmann possède un réseau étoffé dans le monde du sport et des organisations sportives. Elle déniche ses premiers clients dans des clubs de sports, des multinationales et sur les réseaux sociaux. Le bouche à oreille fait le reste. Depuis début 2013, la jeune femme organise environ 5 cliniques par semaine, dans lesquelles elle réunit une dizaine de personnes. En moyenne, elle vend une paire de ses chaussures de course à 230 CHF à la moitié des participants.

«Je suis très contente de ce succès. J’arrive déjà à en vivre.» Malgré tout, la jeune femme préfère conserver son emploi de marketing manager à 40%, pour garder de la diversité dans son quotidien. Elle confie que son entreprise l’occupe déjà à 100% dans les faits. Pour se décharger, elle compte engager un employé et surtout former une quinzaine de professionnels qui pourront à leur tour organiser des ateliers.
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Perfusal
Une idée simplissime pour équiper les hôpitaux du monde entier

Suite à un séjour à l’hôpital, un trentenaire jurassien a décidé d’inventer un système pour faciliter les perfusions intraveineuses.

L’idée est tellement évidente qu’on se demande pourquoi personne n’y a jamais pensé plus tôt: inventer une nouvelle manière d’attacher les perfusions intraveineuses, aujourd’hui fixées par une bande de gaze enroulée autour du bras, un système ni pratique ni rapide.

Et c’est un constructeur métallique jurassien de 30 ans, Julien Arn, qui a développé le concept: un simple bracelet en plastique sur lequel on peut rapidement fixer et enlever la tubulure d’une perfusion. L’inspiration est venue lors d’un séjour en hôpital. «Je me suis dit qu’il devrait être possible d’inventer quelque chose de mieux. J’ai dessiné une ébauche et l’ai montré à mes sœurs infirmières, qui ont validé l’idée.»

La suite s’enchaîne: Julien Arn réalise un prototype à l’aide d’une imprimante 3D en 2009, dépose un brevet, fonde l’entreprise Perfusal, déniche un fabricant en Argovie, fait homologuer son produit chez Swissmedic et trouve un distributeur d’équipement médical. La production est lancée en 2012 et quelques milliers de pièces se sont vendues en Suisse et dans une poignée de pays européens depuis le début de l’année. Le dispositif est utilisé pendant tout le séjour du patient — qui dure en moyenne une semaine — et ensuite jeté.

Le produit est simple, l’idée est bonne et le marché est là: plus de 12 millions de perfusions sont posées chaque année en Suisse. Une voie royale? Pas encore entièrement: «Remplacer une pratique inchangée depuis un demi-siècle prend du temps, et accéder au marché des hôpitaux publics n’est pas facile, à cause des contraintes budgétaire strictes qu’ils subissent», souligne l’entrepreneur de Courroux (JU). Sans oublier que l’unique produit de Perfusal peut se retrouver noyé dans les dizaines de milliers de produits proposés par les distributeurs médicaux. Julien Arn compte d’abord s’attaquer aux cliniques sportives et privées avant de se tourner vers le domaine public.

Les géants du medtech tels que Johnson & Johnson ou B. Braun Medical ne font pas peur à celui qui mène son entreprise en solo: «Si ces concurrents venaient à fabriquer un produit similaire, ils aideraient au final à changer les habitudes du marché. Perfusal pourrait en profiter.»
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Quantis
De la recherche au succès commercial

Fondée en 2009, une spin-off de l’EPFL spécialisée dans l’écobilan et l’analyse du cycle de vie a su tirer son épingle du jeu.

Réduire les impacts d’une activité sur l’environnement en identifiant ce qui peut-être amélioré, ou comparer les empreintes environnementales de produits analogues, c’est ce que propose aux entreprises la société Quantis, par le biais de l’analyse du cycle de vie (ACV).

Née de la reprise des activités d’un laboratoire de l’EPFL et de la fusion, en 2009, avec une spin-off issue de l’Ecole Polytechnique de Montréal (Canada), Quantis, dont le chiffre d’affaires atteint déjà 6,5 à 7 millions de francs, n’a cessé de croître pour se positionner aujourd’hui comme l’un des leaders mondiaux dans l’ACV. Cette méthode permet une approche globale qui chiffre les conséquences écologiques de chaque composant d’un produit, de l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie.

Les résultats d’une ACV déterminent ainsi les répercussions potentielles sur les différents types de secteurs, tels les changements climatiques, la santé ou encore les ressources non renouvelables. «On a débuté sans savoir si on allait en vivre ou pas, raconte Yves Loerincik, fondateur et CEO de Quantis. Notre motivation était d’aider les entreprises à se transformer par rapport aux politiques environnementales. On ne penserait pas que les choses se développeraient de telle manière. A l’époque, c’était un domaine réservé au monde académique.»

Un univers que les fondateurs connaissent bien, car tous sont issus de l’EPFL. Une des forces de l’entreprise réside dans le réseau d’experts internationaux dont elle dispose, fruit de l’activité initiale de recherches de ses fondateurs et de sa fusion avec une spin-off canadienne. Ce réseau s’enrichit régulièrement par la collaboration de la société à des projets institutionnels auxquels participent d’autres universités européennes.

Forte de ses nombreux partenariats, Quantis a étendu ses activités en France, aux Etats-Unis et au Canada. Plus récemment, la société a ouvert une nouvelle branche dans le glaTec, le parc technologique de l’EMPA à Dübendorf (ZH). Une opportunité qui lui permet de servir les marchés de Suisse alémanique et d’Allemagne. Le coût d’une ACV varie en fonction du projet et de l’analyse. Il faut compter au minimum entre 15 à 30’000 francs pour une étude simple. Mais, comme le rappelle Yves Loerincik, «ce choix peut faire gagner des millions.»
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Smixin lave plus écolo

Cette jeune société propose un système écologique pour se laver les mains, qui économise 90% d’eau.

Smixin est une spin-off issue du laboratoire d’innovation et incubateur biennois Creaholic, créé par Elmar Mock, l’un des inventeurs de la Swatch dans les années 1980. Fondée en décembre 2009, la jeune société propose un système écologique et hygiénique pour se laver les mains. Sa technologie mélange eau, savon et air afin d’obtenir une émulsion optimale. Grâce au mélange homogène qui se répand bien sur les mains et se rince facilement, Smixin parvient à économiser 90% d’eau par rapport à un lavage classique. Avec son système, Smixin apporte un progrès au niveau du gain en eau par rapport aux robinets à senseurs aujourd’hui très répandus dans les lieux publics.

L’entreprise a enregistré un premier succès à travers une collaboration commerciale avec le fabricant de cuisines professionnelles français Bourgeat. Elle compte développer un éventail de produits allant du système fixe en remplacement d’un robinet à une station autonome qui permet d’amener l’hygiène des mains à l’endroit où on en a besoin et non plus la confiner aux toilettes. Elle teste actuellement ce produit qu’elle destine notamment aux chaînes de fast-food et aux événements éphémères comme les festivals, où l’on mange avec les mains.

«Une application comme la nôtre a un potentiel mondial. On voit très bien son intérêt dans les pays en rupture d’eau ou émergents. Mais à court terme nous souhaitons nous concentrer sur la restauration, les lieux de travail et les lieux publics où nous avons identifié un besoin», explique Denis Crottet, ingénieur-physicien, co-directeur de la start-up avec Carlo Menotti. Après un premier tour de financement, Smixin se lance dans une deuxième phase pour passer à l’industrialisation de ses produits.
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Softcar
La voiture électrique suisse à base de betterave

Softcar souhaite commercialiser un véhicule de quatre places en matériaux composites à un prix raisonnable.

Softcar veut construire la voiture électrique «la plus propre et la moins chère du monde». Le petite société de La Neuveville (BE) a-t-elle la moindre chance contre les géants de l’automobile? Membre du conseil d’administration, François Vuille explique la stratégie et aligne les arguments.

«Les grands constructeurs travaillent avec des marges très faibles et doivent écouler quelques 200′000 véhicules par an pour rentabiliser le milliard que coûte une nouvelle ligne de production. La Softcar, au contraire, s’assemble à la main sans exiger une ligne robotisée extrêmement chère.» En simplifiant au maximum le concept du montage, le nombre de pièces a été réduit de 50′000 à 1′800. Le châssis est en matériaux composites et la carrosserie est en biopolymère, un plastique obtenu à partir de biomasse tirée de betterave. La production de la Softcar sera ainsi bien moins chère, assure l’ingénieur, et toute la voiture pourra à terme être recyclée.

Le véhicule de quatre places pèse 400 kg, soit trois fois moins que celui des concurrents actuels et peut donc embarquer une batterie d’autant moins lourde. Vingt millions d’euros devraient suffire pour un nouveau site de production de la Softcar et le seuil de rentabilité serait atteint dès 4′000 véhicules par an. Le prix de vente prévu? Entre 17′000 et 22′000 francs, soit la moitié d’une petite voiture électrique 4 portes telles que la Leaf de Nissan ou la Mitsubishi i-MiEV, encore bien trop onéreuses pour être commercialement viables.

Peut-on vraiment y croire? L’équipe derrière Softcar a conçu la Swatchmobile au début des années 1990 et développé la première voiture électrique de Suisse, la Cree, encore fabriquée aujourd’hui. Elle a récemment signé des accords avec des constructeurs automobiles chinois. François Vuille se dit confiant de pouvoir lever les premiers cinq millions d’ici fin 2013. Ensuite, une joint venture ou un système de licence devrait être créé. S’il aboutit, ce projet un peu fou verra des voitures suisses faites en betterave sillonner les routes chinoises.
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Swiss Space Systems
Les satellites démocratisés

Swiss Space Systems a été lancée en mars dernier à Payerne. Son objectif: casser les coûts de lancement des satellites pour les démocratiser.

Conquérir l’espace, Pascal Jaussi, le fondateur de la startup payernoise Swiss Space System, en rêve depuis qu’il est enfant. Un souhait que ce pilote de ligne et ingénieur est en train de réaliser à 36 ans. Son objectif: ouvrir l’accès à l’espace par une démocratisation du lancement de petits satellites. «Ils représentent un marché en pleine expansion, explique Pascal Jaussi. Un frein majeur demeure à l’heure actuelle le prix du lancement, environ 40 millions de francs pour un satellite de 250 kg. Avec Swiss Space Systems, le prix pour un même satellite sera d’environ 10 millions. Cela ouvre le marché à de nouveaux clients potentiels.» Cette performance a été atteinte grâce à un système de lancement réutilisable utilisant moins de carburant.

Le tour de force de Pascal Jaussi a été de réunir les acteurs majeurs de l’aérospatiale. L’Agence spatiale européenne, Dassault Aviation, la société aérospatiale Sonaca ou encore l’Université Stanford ont fait bénéficier le projet — dont le budget s’élève à 250 millions de francs - de leurs technologies. Officiellement lancée en mars 2013, Swiss Space System compte actuellement 40 collaborateurs. Ils seront dix de plus d’ici la fin de l’année, 100 d’ici 2015 et 200 d’ici 2017. «Notre plan stratégique prévoit la rentabilité en 2017, précise Pascal Jaussi. Nous pourrions néanmoins l’atteindre dès 2016.»

Les clients de la start-up sont principalement des instituts de recherche, des pays et des entreprises privées spécialisées. Les premiers lancements de petits satellites devraient avoir lieu d’ici 2018. «Nous avons déjà signé un contrat pour les quatre premiers lancements et les discussions sont avancées avec d’autres clients potentiels, raconte Pascal Jaussi. Les négociations sont également avancées avec des pays intéressés à développer une infrastructure au sol pour le lancement des satellites comme la Malaisie, le Maroc, le Canada ou encore l’Equateur. Ceci nous permettra de pouvoir opérer à différents endroits du globe.» A terme, Swiss Space System souhaite développer des versions habitées de sa navette pour du transport à très haute vitesse.
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Tinynode
A la conquête du parking intelligent


La startup lausannoise Tinynode commercialise des capteurs qui indiquent les disponibilités de stationnement en extérieur. Ses ambitions sont immenses.

Tout le monde connait les lumières rouges ou vertes qui indiquent les disponibilités des places dans les parkings intérieurs. Un système efficace et apprécié des conducteurs, qui perdent moins de temps et d’essence à chercher une place de stationnement. Restait à inventer une technologie qui permette de reproduire cela à l’extérieur. C’est ce qu’a réalisé Tinynode, une start-up lausannoise créée en 2012. Elle a développé des capteurs résistants aux conditions externes et fonctionnant avec une technologie de communication sans fil. La durée de vie de leur batterie est de 10 ans et ils peuvent transmettre l’information de la disponibilité d’une place au moyen d’une application smartphone, d’un panneau d’affichage, ou d’un GPS.

«Au départ, nous avons développé cette technologie pour les poids lourds au sein de l’entreprise Shockfish, raconte Pierre Castella, fondateur de Tinynode. Nous avions répondu à l’appel d’offre d’une société d’autoroute française. Alors que nous pensions développer nos capteurs en quelques mois, cela nous a pris plusieurs années. Les défis technologiques étaient nombreux. Mais nous avons obtenu maintenant un produit abouti.»

En 2012, Pierre Castella décide de créer la spin-off Tinynode pour conquérir le marché du parking automobile. Les ambitions de ce trentenaire d’origine fribourgeoise, ingénieur diplômé à l’EPFL, sont aussi grandes que le potentiel du marché: «Il existe encore peu de parkings extérieurs équipés avec cette technologie dans le monde. Nous visons les marchés européens et américains.» La concurrence sera évidemment féroce, mais Pierre Castella a confiance: «Nous sommes les plus anciens sur ce marché et nous proposons une excellente technologie. A 150 francs le capteur, nous sommes compétitifs.» L’entrepreneur vient d’équiper 35 sites et son entreprise de 5 employés est déjà rentable. Il table sur une croissance de plus de 50% par an sur les trois prochaines années.
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Une version de cet article est parue dans PME Magazine (collaboration: Sophie Gaitzsch, Sylvain Menétrey, Daniel Saraga, Ariane Sciboz).



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