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cloudMERCREDI 04 SEPTEMBRE 2013
Les data centers suisses se mettent au vert
Les centres de données traditionnels gaspillent 90% de l'énergie qu'ils consomment. Des compagnies comme Facebook et Google misent désormais sur de nouveaux systèmes de refroidissement. En Suisse aussi, des entreprises innovent.
Par Diane Rodrigues

Une récente étude du New York Times le dénonce: les data centers vilipendent plus de 90% de l’énergie qu’ils utilisent. Pourquoi autant? «Le centre de données d’une entreprise doit être prêt et disponible en cas de pic dans les demandes de calculs, explique David Atienza Alonso, professeur de génie électronique et directeur du laboratoire de systèmes embarqués de l’EPFL. Mais la plupart du temps, un data center est utilisé à 50 ou 60% de ses capacités de calcul.» Selon les recherches du professeur, la conception de systèmes au niveau très bas de consommation d’énergie demande de trouver un compromis: «En optimisant en même temps le système de refroidissement et les capacités de calcul, on arrive à réduire la consommation d’énergie d’un data center d’environ 50%.»

En Suisse, beaucoup d’entreprises misent déjà sur des technologies «Green IT», informatique éco-responsable, afin d’économiser l’énergie utilisée par leurs centres de données. Le data center de la société Deepgreen, actuellement en construction, a beaucoup fait parler de lui grâce à la technologie de son système de refroidissement. Situé près du lac de Wallensee, dans le canton de Glaris, il devrait être refroidi grâce aux eaux du lac à proximité. Cela lui permettrait de réduire sa consommation d’énergie de 30%.

L’entreprise Green Datacenter, opérateur suisse de centres de données, a reçu le prix du Watt d’Or 2013 de l’Office fédéral de l’énergie pour son centre situé à Lupfig (AG). Son système de climatisation de toute dernière génération ainsi que la conception du bâtiments prévue pour optimiser la consommation de l’énergie permet à ce centre d’obtenir un indicateur d’efficacité énergétique (IEE) de 1,4. Ce nombre indique le rapport entre la consommation électrique des serveurs et l’utilisation d’électricité de l’ensemble du bâtiment du centre de données. «En comparaison avec les data centers américains et européens qui obtiennent en moyenne un IEE de 2, nous sommes très compétitifs sur le marché», remarque Susanne Tanner, porte-parole de Green Datacenter.

En Suisse romande, Safe Host, basé à Genève, utilise des sources électriques 100% hydrauliques depuis 2003 et a reçu pour cela le label Vitale Bleu des Services industriels genevois. Afin de refroidir les serveurs de ses clients, Safe Host recourt au système du «free cooling», qui utilise l’air froid extérieur pour refroidir l’air chaud à la sortie des serveurs. «Cela réduit notre consommation d’énergie de 20 à 25%», note Gérard Sikias, CEO de Safe Host.

Le rapport «La Suisse, coffre-fort de données», publié par l’Institut pour les études économiques de Bâle en octobre 2012, constate un boom du marché des centres de données. «Nous pensons que le marché en Suisse est en croissance parce que beaucoup de nouveaux centres de données sont construits», explique Dominik Hauri, économiste et auteur du rapport.

Selon lui, la demande venant de l’étranger semble être un des moteurs de la croissance. Mais comme cette industrie est très discrète, il est difficile d’en connaître les détails. Dominik Hauri explique: «La Suisse se trouve en bonne position malgré les compétiteurs dans les pays scandinaves, par exemple, qui ont besoin de moins d’énergie pour le refroidissement grâce à leur climat. Elle a des avantages considérables sur le marché des data centers, comme sa stabilité politique et économique ou son électricité peu coûteuse. Elle dispose également de lois qui permettent la confidentialité des données, fait qui deviendra de plus en plus important à l’avenir.» Le professeur David Atienza Alonso ajoute: «La Suisse est en avance concernant les technologies destinées aux data centers et il y a beaucoup d’investissements financiers consacrés à leur développement. Nous possédons les compétences pour créer de l’innovation et de nouvelles solutions vertes.»



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