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e-commerceMERCREDI 18 DÉCEMBRE 2013
Les marques de mode s’affranchissent des boutiques
Les grandes enseignes vendent désormais leurs vêtements via des sites internet indépendants, qui connaissent un franc succès, comme Yoox, Asos et Net-a-porter.
Par Bartek Mudrecki

Pour développer leur présence en ligne, toujours plus de marques vestimentaires haut de gamme, y compris dans la haute couture, se tournent vers des sites multi-marques. Yoox, Asos et Net-a-porter font partie de ces plateformes à succès qui proposent des habits et des accessoires des plus grands noms de la mode. La fameuse «expérience boutique», traditionnellement si chère à l’univers du luxe, tomberait-elle en désuétude?

Au catalogue en ligne de Net-a-porter, on trouve ainsi du Alexander McQueen, du Christian Louboutin ou du Gucci. Propriété du groupe Richemont, le site a réalisé un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros sur l’exercice 2011-2012. Autre plateforme en vogue, la londonienne Asos, cotée en Bourse, a enregistré un résultat de 495 millions de livres sterling en 2012, affichant une croissance impressionnante de 46%. Elle propose plus de 800 marques, de Sonia Rykiel à Calvin Klein, livrables dans le monde entier.

Sur le même créneau, le groupe Yoox, également coté en Bourse et basé en Italie, a engrangé l’an dernier un chiffre d’affaires de 376 millions d’euros, 29% de plus qu’en 2011. Véritable usine du digitale, l’entreprise emploie 60 photographes pour flasher les vêtements selon les conditions posées par les marques, et ainsi alimenter les trois sites du groupe Yoox (yoox.com, thecorner.com et shoescribe.com).

E-boutiques profitables

Et l’essor des smartphones et tablettes accentue encore le phénomène, poussant ces plateformes en ligne à développer des applications dédiées. Pour Yoox, 25% du trafic sur son site s’effectue aujourd’hui via les technologies portables. Pour Net-a-porter, la vente nomade a représenté 30% du volume total en 2012.

Aux Etats-Unis, les grands magasins haut de gamme tels Saks Fifth Avenue ou Neiman Marcus ne restent pas sur le carreau. Les deux enseignes se sont également tournées avec succès vers le digital. Ouvertes respectivement en 2000 et 1999, leurs e-boutiques s’avèrent de plus en plus profitables.

Le rapport de Altagamma-McKinsey sur le luxe online en 2012 indique que Saks Fifth Avenue a réalisé 25% de ses ventes 2011 via sa plateforme online, tandis que Neiman Marcus a atteint les 16%. Ce dernier a par ailleurs investi 28 millions de dollars dans le digital en 2012. Les achats en ligne ne sont pas près de s’arrêter.
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Une version de cet article est parue dans Swissquote Magazine (no 5 / 2013).



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