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start-upJEUDI 26 MAI 2016
«Nos développeurs travaillent mieux à Bali»
Mads Bonde dirige Labster, un laboratoire qui utilise la réalité virtuelle dans le domaine de l'éducation. Interview.
Par Clément Bürge

C’est pour attirer les talents que le laboratoire Labster a ouvert un bureau en Indonésie. Mads Bonde, son directeur, explique les raisons qui l’ont poussé à faire ce choix.

Votre équipe de 35 personnes est répartie entre le Danemark, l’Ukraine, la Suisse et Bali. Pourquoi autant de pays différents?
Quand nous avons lancé notre start-up à Copenhague, notre objectif était de s’entourer des personnes les plus compétentes possible. Et la vérité est qu’il n’est pas possible de trouver et de rassembler les meilleurs employés dans un seul et même endroit. Nous avons commencé par travailler avec des consultants basés en Ukraine et nous les avons trouvés très bons. Nous avons donc décidé de les engager pour nous aider à lancer le produit. Nous avons aussi recruté d’excellents ingénieurs en Suisse, d’où nos bureaux dans ce pays.

Qu’est-ce qui vous a amenés jusqu’à Bali?
Les raisons sont complètement différentes. Nous avons pensé que créer une unité à Bali allait nous permettre d’attirer les meilleurs employés sur le marché. Le soleil, la plage, les eaux turquoises: c’est un environnement exceptionnel, et travailler à Bali est un véritable plaisir. L’autre avantage est que le coût de la vie est vraiment bas à Bali. Les employés sont particulièrement motivés quand ils s’y trouvent.

Mais ne sont-ils pas toujours en train de surfer ou de boire des cocktails sur la plage?
Non, au contraire! Tout le monde pense que nos programmeurs ne peuvent pas travailler sérieusement sous les tropiques. Certes, nos bureaux se trouvent dans des villas au bord de la mer. Mais en fait, nous travaillons de façon plus efficace qu’en Europe. Vu que tout est bon marché, des personnes les assistent dans toutes les tâches du quotidien. Nos employés ne font pas les courses, ils ne font pas le ménage, ils ne cuisinent pas. Tout ce temps qu’ils économisent, ils peuvent le passer à travailler.

Y a-t-il des inconvénients?
Bali est tout de même loin de l’Europe… Cela nous oblige à voyager souvent et sur de longues distances. Et cela peut parfois poser des problèmes. Mais on s’arrange avec Skype et les mails.

Particulièrement dans la gestion des tâches?
Nous ne faisons pas de micromanagement parce que nous pensons que c’est la pire manière de gérer une start-up. Tout le monde a des objectifs très clairs dans l’entreprise, et nous pouvons suivre l’avancée des employés grâce à des outils en ligne. Cela se passe en général très bien.

Pourquoi avoir décidé malgré tout d’établir votre quartier général à Copenhague?
Le régime fiscal profite aux start-up et nous avons reçu des bourses du gouvernement. Le cadre légal qui régit le code des entreprises est aussi particulièrement flexible.
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Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist (no 8).

Pour souscrire un abonnement à Technologist au prix de CHF 45.- (42 euros) pour 8 numéros, rendez-vous sur technologist.eu.



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