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interviewMARDI 16 AOÛT 2016
«La communauté tech peut sauver des vies»
Un journaliste raconte comment des start-up peuvent améliorer le quotidien des réfugiés et rendre possibles leurs projets d’avenir.
Par Clément Bürge

Pour faire face à la crise migratoire européenne, l’initiative Techfugees organise des campagnes de donation, conférences et hackathons pour réunir les plus brillants cerveaux de l’industrie tech en Europe, aux Etats-Unis et en Australie. Le projet a été lancé par Mike Butcher, journaliste pour le site TechCrunch.

Pourquoi avoir créé Techfugees?
Quand j’étais petit, mon père m’a amené sur une base militaire où le gouvernement britannique hébergeait des réfugiés. Ce jour-là, j’ai joué avec d’autres enfants réfugiés, une expérience qui m’a beaucoup marqué. Quand la crise a éclaté l’été dernier et que j’ai vu que des enfants mouraient en pleine mer, j’ai voulu réunir la communauté pour trouver de nouvelles solutions à ce problème.

Comment le projet a-t-il vu le jour?
En septembre 2015, j’ai lancé un groupe Facebook et un fil Twitter. Le lendemain, 100 personnes avaient déjà rejoint le groupe, puis 200 le surlendemain. Neuf jours après, mes amis et moi organisions une première conférence et un hackathon avec 400 participants. Puis nous avons obtenu la participation d’organisations comme le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et la Croix-Rouge et le soutien d’entreprises tech.

Quel a été le retour sur la toile?
C’était effarant. Le terme Techfugees s’est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et a commencé à avoir une vie propre. Des gens que nous ne connaissions pas ont organisé leurs propres événements sous ce nom.

Vos projets préférés jusqu’à maintenant?
Il y a tellement de projets intéressants… Mais je mentionnerai Meshpoint, un appareil solide et résistant aux intempéries qui permet de fournir du wi-fi à l’extérieur, dans des zones de crise. Migreat est un assistant personnel pour les personnes en quête d’asile en Europe — qui compare par exemple les taux d’acceptation des réfugiés de chaque pays, le droit au travail et le temps d’attente avant d’obtenir une décision. Ou encore GeeCycle, qui récupère des smartphones inutilisés pour les réfugiés.

Vos prochains objectifs?
Nous travaillons sur des projets auxquels les gens peuvent facilement participer en grand nombre. En plus de notre activité sur Facebook et Twitter, nous avons créé la communauté Slack Techfugees, que tout le monde peut rejoindre sans invitation, et un Hackpad — un espace de travail collaboratif en ligne — pour organiser les projets. Nous publions aussi une newsletter hebdomadaire envoyée à plus de 1’000 abonnés. Elle parle des différents outils tech pouvant aider les réfugiés ou des agences auxquelles ils peuvent s’adresser.

Qu’est-ce qui fait votre force?
Nous arrivons à combler les différences entre le monde rapide de la communauté tech et le monde lent des ONG. Beaucoup d’organismes nous perçoivent comme le meilleur véhicule pour interagir avec des gens issus des start-up. Les différentes plateformes que nous utilisons sont vraiment utiles.

Votre principal défi?
Peaufiner notre base de données qui répertorie tous les produits existants, afin d’éviter les doublons. Il existe déjà au moins cinq à dix «Airbnb pour réfugiés»! Nous encourageons aussi tout le monde à travailler en open source, agences comme start-up, pour que personne ne soit enfermé sur lui-même.
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Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist (no 9).

Pour souscrire un abonnement à Technologist au prix de CHF 45.- (42 euros) pour 8 numéros, rendez-vous sur technologist.eu.



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