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environnementMERCREDI 02 NOVEMBRE 2016
Stocker le CO2 dans la roche
Une technique de transformation du CO2 en roche a été mise au point en Islande.
Par Ben McCluskey

Atteindre les objectifs climatiques fixés à l’échelle mondiale nécessite d’agir sur plusieurs fronts. «Si le développement des énergies renouvelables est important, la captation du carbone l’est également», explique Juerg Matter de l’Université de Southampton, en Angleterre.

La collecte et le stockage du carbone consistent le plus souvent à capter le CO2 émis par des usines et des centrales avant de l’injecter dans des roches sédimentaires, des aquifères ou d’anciens gisements de pétrole. Longtemps source d’espoir pour les activistes écologistes et les chercheurs, la mise en œuvre de cette solution piétine cependant en raison de son coût et des risques de fuites.

Mais une méthode permettant de transformer du CO2 en roche, et ainsi de le conserver indéfiniment, a été découverte dans le cadre du projet islandais CarbFix dirigé par Juerg Matter. «On injecte du CO2, des eaux usées et du sulfure d’hydrogène — provenant de centrales thermiques dans des roches basaltiques», précise le scientifique.

Contrairement aux roches sédimentaires, le basalte réagit au contact du CO2, s’accompagnant de la formation de minéraux comme la calcite. A la grande surprise des chercheurs, il n’aura fallu qu’un an et demi pour solidifier 220 tonnes de CO2.

Reykjavik Energy, entreprise partenaire du projet, a décidé d’étendre la portée de ses tests cette année, en injectant près de 10’000 tonnes de CO2. «Si nous pouvons prouver que le CO2 injecté s’est transformé en roche, nous disposerons d’un argument commercial solide», affirme Juerg Matter. Mais sans véritable régulation du prix des émissions carbone, la probabilité de voir les centrales investir dans cette solution, permettant l’émergence d’un modèle économique viable, demeure faible. Sans ces obstacles, Juerg Matter estime que cette technologie pourrait être commercialisée d’ici à dix ans.
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Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist (no 10).

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