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interviewMERCREDI 14 JUIN 2017
La guerre de la désinformation
Walter Quattrociocchi étudie comment les «fausses nouvelles» se propagent sur les réseaux sociaux.
Par Joe Dodgshun

Si l’information était auparavant l’apanage des journalistes, les algorithmes des réseaux sociaux jouent désormais un rôle essentiel dans la transmission de l’actualité, qu’elle soit véridique ou non. La plupart de ces informations nous enferment dans des «bulles de filtres» qui confirment le plus souvent nos opinions préalables. Explications avec Walter Quattrociocchi, responsable du Laboratoire de sciences sociales informatiques de l’IMT School for Advanced Studies de Lucques, en Italie.

Qu’avez-vous appris de vos recherches sur les bulles de filtres?
Nous avons étudié les contenus scientifiques et complotistes diffusés sur les pages publiques de millions d’utilisateurs de Facebook. Après avoir analysé cinq années de publications, nous avons constaté que les internautes sont entourés d’utilisateurs partageant leur avis, ce qui les conforte dans leurs idées sans jamais les remettre en question. Le véritable problème réside dans la polarisation des récits, par exemple: la science face aux théories du complot et les institutions officielles contre les campagnes populistes.

Quelle est la suite de votre projet?
Nous espérons trouver un système simple applicable aux interactions en ligne pour réduire la polarisation. Nous cherchons des financements pour ouvrir l’observatoire Pandoors sur les médias en 2017, probablement à Genève. Cette institution indépendante sera ouverte à tous les scientifiques travaillant sur ce sujet et sera dotée d’un conseil composé de journalistes, de chercheurs et de membres d’organisations internationales comme le Forum économique mondial.

Quel rôle les fournisseurs de réseaux sociaux devraient-ils jouer?
Nous leur demandons de s’impliquer de manière plus concrète, car le fait de signaler de fausses informations ne règle pas la question des bulles. Facebook commence à prendre conscience de ce problème, mais compte tenu du pouvoir de ces acteurs sur l’opinion publique, nous avons besoin d’une autorité indépendante pour contrôler la conception des algorithmes et leur influence sur la diffusion de l’information.
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ENCADRE

Cartographie en temps réel

Comment circule la désinformation sur les réseaux sociaux? Pour le savoir, l’Observatoire des médias sociaux de l’Université d’Indiana a développé Hoaxy. Lancé fin 2016, ce moteur de recherche permet de visualiser la diffusion sur les réseaux sociaux de fausses informations émanant de 132 sites web satiriques ou complotistes.

Hoaxy permet également d’observer dans quelle mesure ces «fausses nouvelles» sont contredites sur la toile. «Nous espérons ainsi aider le public à prendre conscience de sa vulnérabilité face à la manipulation», explique l’initiateur du projet, le professeur d’origine italienne Filippo Menczer.
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Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist (no 12).

Pour souscrire un abonnement à Technologist au prix de CHF 45.- (42 euros) pour 8 numéros, rendez-vous sur technologist.eu.



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