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rapVENDREDI 26 OCTOBRE 2001
Snoop Dogg dans un film classé X: une première
Tourné dans la maison du rappeur, «Doggystyle» bat les records de vente du producteur Larry Flynt. Ce premier film porno-musical circule aussi en version pirate sur le Net.
Par Gabriel Sigrist

Ils feraient un bon tandem pour la rubrique «Fondus enchaînés» que nous publions chaque semaine dans l’hebdomadaire Dimanche.ch. Le rappeur californien Snoop Doggy Dogg et l’infatigable pornographe Larry Flynt, fondateur de Hustler, se sont réunis pour lancer un film porno-musical, une première dans l’histoire de l’industrie du sexe. Et dans celle du hip hop.

Cette production, commercialisée en vidéo, en DVD et par le biais de Hustler.com, ne passera pas sur MTV. Le rappeur y apparaît dans six vidéo clips qui font office de prélude à des scènes hardcore. Intitulé élégamment «Doggystyle», le film a été tourné dans la propre maison de Snoop. Onze titres inédits de l’artiste servent d’illustrations sonores aux scènes X, notamment celle où les protagonistes s’agitent dans la fontaine en pierre qui surplombe sa piscine.

Le rappeur ne participe pas à proprement parler aux scènes pornographiques. Il apparaît seulement dans les clips, où il déambule entre ses invités en fumant un cigare, tandis que des pin-ups se déhanchent de manière lascive. Un peu comme dans un clip de rap classique, sauf qu’ici, elles ne portent vraiment rien.

C’est Snoop Dogg lui-même qui a choisi les comédiens de son premier film X: les actrices India, Obsession, Farrah et Anna Malle, ainsi que les mâles Tony Eveready et Mark Anthony. A l’annonce de la sortie du film, Snoop a expliqué sa démarche devant les caméras: «On parle de hardcore dans nos chansons. On le fait dans les studios. Restait à pouvoir le diffuser.»

Avec sa puissance de diffusion et sa notoriété mondiale, la compagnie Hustler de Larry Flynt n’est certainement pas un mauvais choix. En Californie, on se frotte les mains: «C’est déjà le plus gros succès de l’année, ce qui n’est pas une surprise compte tenu de la notoriété de Snoop, dit Lewis Adams, directeur du marketing de Hustler Video. Dans ce cas précis, c’est l’artiste qui nous a contactés. Mais nous allons démarcher nous-même d’autres stars pour lancer des projets similaires. Le mariage de la musique et du porno est très prometteur.»

Un rapprochement qui semble naturel aux observateurs: «Les rappeurs sont fascinés par le cinéma porno, commente Olivier Cachin, ex-journaliste de M6 et auteur du bestseller «L’offensive rap» (Gallimard). Ils s’en inspirent régulièrement dans leurs clips et dans leurs textes. Là, c’est une étape de plus qui est franchie, en attendant de voir un rappeur réellement jouer la star du X, ce qui ne saurait tarder.»

A peine était-il commercialisé que le film «Doggystyle» a été piraté sur internet. On en trouve désormais des millions de copies sur des systèmes d’échanges comme Kazaa ou Grokster.

«Le Web offre un moyen parfait pour ce type de diffusion, poursuit Olivier Cachin. Les télévisions américaines souffrent du puritanisme des réglementations: impossible de montrer ne serait-ce qu’un sein à l’écran. En France, je ne vois pas encore de rappeur prêt à se mettre en scène de la sorte, mais quand ce sera banalisé aux Etats-Unis, cela viendra aussi.»

Snoop Doggy Dogg a déjà annoncé qu’il y aurait une suite au volume 1 de son Doggystyle.

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Cet article de Largeur.com a été publié le 21 octobre 2001 dans l’hebdomadaire Dimanche.ch.

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